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 Entre deux crépuscules // Brehnym

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Théo

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MessageSujet: Entre deux crépuscules // Brehnym   Mar 17 Oct - 23:43

Regarde ma proposition de code :) :
 


Entre deux crépuscules

Nymeria & Brehn Shöva-Drogon




Le 27 de la 12ème Lune, l'an 836

En moins d'une journée je n'en pouvais déjà plus de porter cette couronne, qui d'après Nymeria, me saie pourtant si bien... Son simple poids, relativement léger par ailleurs, me donnait l'impression que mon crâne était serré dans un étau dont personne ne saurait me délivrer. Et je ne parle même pas de l'attention permanente que requiert son port, pour éviter de la faire tomber au moindre mouvement. Certains sont d'ailleurs à proscrire, même les plus naturels, c'est pour dire... Imaginez donc le supplice que c'était de devoir danser toute la nuit aux yeux de toute la cour lors de ce banquet final. Heureusement que ma partenaire était nulle autre que Nymeria, devenue officiellement ma femme; elle seule arrivait à m'apaiser et me faire oublier momentanément ma fatigue physique et psychologique. Elle n'avait même pas besoin de faire un quelconque effort pour cela, sa simple vue m'était revigorante, me donnant ainsi un certain courage pour continuer à fêter notre union.  Fête qui d'ailleurs s'éternisait jusqu'à n'en plus finir. C'était sans compter sur l'engouement général que nous avons pu nous extirper pour nous retrouver enfin tous les deux, chez elle, dans ses appartements... ou devrais-je dire chez nous, dans nos appartements. Par la grâce de Glorë ce fut Andar et Danis qui nous offrirent, sans mauvais jeu de mots, une sortie royale, certainement plus tôt que de coutume mais du coup grâce à leur intervention, sans avoir offensé les invités. Sinon, je crois bien que nous aurions fini mort de fatigues sur le parquet de la grande salle de réception si bien que la fin de soirée tant voulue depuis l'aurore n'aurait pu être possible.

En un craquement de bois les gardes nous ouvrirent la porte du salut. Enfin délivrés mais néanmoins profondément harassés, nous nous empressèrent de rentrer dans ce lieu, qui, bien que je l'aie côtoyé de nombreuses fois, me paraissait inconnu, dénué de repères et dégageant de nouvelles ondes. Cet endroit qui se dessinait devant moi était à présent mon nouveau foyer et non plus une salle où je n'étais rien d'autre qu'un invité. C'est ici que ma nouvelle vie allait se construire, aux côtés de ma bien-aimée, auprès de ma dulcinée. Nous aurions pu changer d'appartements pour éviter de mêler notre ancienne et nouvelle vie comme il nous a été conseillé. Mais d'un commun accord, il était évident pour nous de vivre là, où nous nous sommes toujours connu. Après tout, notre amour, caché de nos propres yeux pendant bien des années ne datait pas d'hier. C'est ici que nous nous sommes aimés, c'est ici que tout a commencé, et c'est ici que tout se terminerait - du moins je l'espérais. En somme, le pari semblait réussi pour moi, pourvu qu'il en soit de même pour Nymeria, et qu'elle puisse, aussi paradoxal que cela puisse paraître, voir ce lieu différemment sans pour autant oublier nos débuts. Il y a de fortes chances pour que ce soit plus difficile pour la Princesse: elle y a passé bien plus d'heures que moi, y a vécu tout un tas de choses que je ne soupçonne même pas, mais je lui fais confiance pour faire abstraction de tout ça et quand bien même ce ne sera pas grave si elle n'y arrivait pas et n'aurait donc pas été capable de construire avec moi, en ce lieu, quelque chose de nouveau; au final, prendre un nouveau départ. Nous nous serions juste trompés et un déménagement s'imposera...

Je m'acclimatai à ces appartements - qui par ma nouvelle condition m'étaient des plus étrangers - en les parcourant du regard. L'atmosphère qui émanait d'eux me plaisait, toutefois une once de tension était décelable entre ces murs de pierres grisées par la fumée de la cheminée et l'encens tant aimé de Nymeria. Me retournant pour découvrir d'où provenaient ces émanations négatives, je vis une Princesse, dont la mine paraissait témoigner d'une envie de parler de cette journée. Je m'étais dit il y a encore peu que je ne l'ennuierai finalement pas ce soir, ni à propos de nos vœux, ni à propos de son retard, ni de notre futur ou que sais-je encore... Mais au fond, même s'il n'y avait aucun abcès à crever, il valait mieux prévenir et éviter qu'un se forme, qu'importe la fatigue qui nous tiraillait, qu'importe si la nuit de noce - grande tradition pour clôturer le mariage - allait en pâtir voire ne pas se faire du tout. À pas feutrés je rejoignis une sultane, de laquelle j'invitai la Princesse à s'asseoir à ma gauche. Une fois fait, nos deux corps étaient tournés en biais, l'un vers l'autre créant ainsi une certaine intimité. Après avoir délicatement recouvert ses mains posées sur ses cuisses avec les miennes, j'entamai la conversation à l'aide d'un ton doux et marital: "Je dois te dire que cette journée m'a totalement chamboulé, et je m'excuse d'avance si je n'adopte pas le comportement que tu voudrais que j'aie... La fixant toujours plus intensément je repris. Il me semble qu'il est important que l'on se couche après avoir réglé quelques points et éviter ainsi toute infection non désirée..." Laissant ma phrase en suspens pour l'inviter à répondre, j'attendais sa réponse la peur au ventre; la fatigue ne lui a jamais réussi - et à peu de gens à vrai dire - et je risquai de recevoir ses fureurs si je m'étais trompé dans la lecture de ses intentions. Peut-être était-elle tout simplement épris de fatigue et n'osait pas me demander de faire fi du devoir conjugal pour se coucher directement ? Tant pis si je n'ai su lire dans ses yeux cette fois-ci. Tant pis si j'ai fait un transfert. Dans le pire des cas, la dispute que nous avons évitée par miracle hier, se produira aujourd'hui, l'échéance ne pouvant être toujours repoussée - si tant est que dispute il doit y avoir...

@"Nymeria Shöva-Drogon"

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Théo

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MessageSujet: Re: Entre deux crépuscules // Brehnym   Mar 17 Oct - 23:44



ENTRE DEUX CRÉPUSCULES
27,
douzième lune de l'an 836

Les éclats de rire se mêlaient à la musique ainsi qu’à la danse folle à laquelle s’adonnait les invités. Nymeria pouvait quasiment tous les voir, Einar et Rhenis semblaient d’ailleurs mieux s’entendre qu’à leur habitude, la princesse avait pourtant entendu dire que des tensions se faisaient sentir dans l’étrange couple qu’ils formaient pour le bien de Vainui et de Lucrezia. Elle se promit de tenter quelque chose pour conserver cette bonne entente. Son regard se posa sur Egehrt qui semblait tout autant s’amuser, Aak’Var n’était pas loin. La famille Shöva, la mère de Brehn, principalement, posait un regard doux, aimant et quelque peu inquiet sur leur enfant, sur leur héritier. Cette union avec la future reine de Vainui le mettait en danger en ces temps de troubles parmi les représentants. Personne ne savait encore qui avait assassiné Orsian, bien que des rumeurs circulent. Brehn finirait-il ainsi, lui aussi ? Nymeria fronça les sourcils, refusant d’y penser. Elle se laissa entrainer par son père qui l’invitait à danser. Les nobles s’écartèrent pour lui laisser leur laisser la place. Andar avait les joues rougies par le trop de vin qu’il avait bu, bien qu’il ne soit pas soul. Un sourire déchirait son visage jusqu’aux oreilles, il semblait heureux à cet instant, et en paix, pour une fois. Danis les observait, non loin de Brehn. Elle dévorait le roi de ses yeux bleus. Aussi protectrice qu’une mère envers son enfant, mais aussi sauvage qu’une louve au sein de sa meute, elle était faite pour être reine, ce rôle lui allait à merveille. Elle s’était rapidement habituée aux rites et protocole imposés par un tel titre. La princesse oubliait parfois que Danis n’avait épousé son père que quelques lunes auparavant. Et en ce jour, elle semblait complètement dans son élément. Sans doute que Brehn y parviendrait aussi. Il portait déjà, avec plus d’assurance, la couronne qui trônait sur son crâne. Son malaise était palpable, pour autant, il se tenait droit fier, ayant déjà endossé le costume de Prince. Ses traits étaient tirés, bien qu’il semblait heureux lui aussi d’être ici. Brehn était resplendissant, si bien que Nymeria ne put le quitter des yeux. Elle était si heureuse, entourée par sa famille, dans son foyer, elle avait épousé celui qu’elle aimait et qu’elle espérait garder jusqu’au bout de sa vie. Perdue dans ses pensées, la princesse manqua de faire tomber Andar, oubliant l’un des pas de la danse. Son père lui lança un regard noir qui se teint finalement par de l’amour. Il avait compris qu’elle était fatiguée, il savait lui aussi, à quel point la journée de mariage pouvait s’avérer épuisante pour les principaux concernés. Une fois la musique achevée, on laissa de nouveau passer la royauté, Andar prit Brehn et Nymeria prêt de lui et interrompit la musique d’une voix forte, autoritaire et enjouée, les congédiât pour le reste de la soirée. Les deux jeunes époux, quelque peu étonnés de cette invitation a quitté les lieux ne se firent pas pour autant prier.

Ils rejoignirent les appartements de Nymeria sous bonne surveillance, escortés par plusieurs gardes.  Une fois la porte close derrière eux, les époux seuls dans la pièce, la princesse sentit de nouveau l’appréhension monter en elle. Jamais elle ne s’était sentit si peu à son aise dans ses propres appartements. Ils avaient pourtant convenu ensemble de les garder plutôt que d’en changer, mais finalement, elle n’était plus sûre que ce soit une bonne idée. Cette pièce avait accueilli ses rêves et ses pleurs d’enfant, ses déceptions et réussite, son apprentissage et son évolution. Etait-elle vraiment prête à partager tous les secrets que contenaient ses appartements ? Ses tiroirs emplis de notes et de souvenirs, ses première prière notée sur papier, les traces du planchée du à ses entrainements long et fastidieux lorsqu’elle apprenait à danser ? Elle entendait encore sa voix d’enfant raisonné en ces lieux, récitant ce qu’il fallait savoir sur la politique de Vainui, le fonctionnement de la monarchie, ses ancêtres, les exploits de ces derniers. Mais aussi les failles qu’elle devrait plus tard colmatée. Là où était assis Brehn, elle avait discuté avec Danis et Egehrt, leur avait parlé de ce beau jeune homme qu’elle avait aujourd’hui épousé. Ses appartements avaient accueilli ses craintes et consolé ses angoisses. Etait-elle vraiment prête à tout partager… ? Elle croisa alors le regard de son époux qui, implicitement, lui intimait de venir s’assoir à ses côtés. S’exécutant, ne sachant que dire, Nymeria le laissa poser ses mains sur les siennes. « je dois te dire que cette journée m'a totalement chamboulé, et je m'excuse d'avance si je n'adopte pas le comportement que tu voudrais que j'aie...  » secouant doucement son visage, de gauche à droite, la princesse tenta de le rassurer en lui adressant un sourire tendre, empreint d’un amour inconditionnel. Malgré ses interrogations, elle ne regrettait aucunement d’avoir épousé Brehn ce jour. Il ne la décevait pas, loin de là. « Il me semble qu'il est important que l'on se couche après avoir réglé quelques points et éviter ainsi toute infection non désirée... »  Le visage de Nymeria se ferma alors. Quelque peu contrariée qu’il faille, déjà, mettre à plat bon nombre de chose. Elle ôta ses mains de celles de Brehn, toujours en silence et retira le diadème qui trônait sur son propre crâne. Se levant, elle passa derrière l’assise de son époux. « Tu permets ? » et lui retira le sien aussi, sachant très bien qu’il le trouvait inconfortable. Elle déposa les coiffes dans des écrins prévus à cet effet, déposés là par avance, sans doute par les domestiques. Son regard se posa sur la petite table en face d’eux. Le vin chaud manquait. Soupirant quelque peu, retournant à sa place, elle détacha sa crinière afin de libérer celle-ci de l’étau que formaient les nombreuses tresses. « De quoi es-tu désireux de parler, très cher époux ? » Elle posa à son tour ses mains sur celles de Brehn, caressant du bout des doigts, l’alliance qu’ils avaient échangés plus tôt dans la journée. « Je… suis désolée d’être arrivée en retard. »

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MessageSujet: Re: Entre deux crépuscules // Brehnym   Mar 17 Oct - 23:44


Entre deux crépuscules

Nymeria & Brehn Shöva-Drogon




Le 27 de la 12ème Lune, l'an 836

Un nouveau chemin de vie était définitivement pris. Un point de non-retour avait été dépassé au moment où nous avions échangé nos vœux, devant toute l'assemblée, nos amis, notre famille, de vulgaires connaissances, mais surtout, devant Glorë. À présent liés pour l'éternité, il ne me restait plus qu'à chérir ma tendre et bien-aimée, ici dans les murs de ce château et notamment entre les murs de nos appartements, dans lesquels, malgré nos responsabilités, nous passerions un certain temps ensemble. C'est ici que notre futur allait se dessiner, que nos enfants gambaderont et grandiront. C'est aussi ici où nous nous éteindrons, l'un avec l'autre je le souhaite... Cela peut relever des chimères enfantines, mais après tout, notre histoire suit - pour l'instant - les belles péripéties que l'on nous conte dans les livres pour enfants, alors aussi improbable que cela puisse paraître pourquoi notre fin serait-elle différente ? À mon avis il suffit juste de croire en notre amour, sans chercher à provoquer quoi que ce soit, et le destin, guidé par nos chers Dieux, fera le reste. De fait, il valait mieux que j'arrête au plus vite d'imaginer la conclusion de notre union surtout qu'elle n'a même pas encore un jour officiel à son compteur.

Tout juste après m'être lancé dans mes premiers propos, Nymeria me rassura en secouant la tête presque attristée que je puisse croire que je ne me comporte pas comme il le faudrait avec elle. Je ne sais pas si j'aurais dû cacher mon manque de confiance en moi car ce n'était pas à mon habitude d'être aussi prudent mais c'était ainsi, la carte de la sincérité me semblera toujours la meilleure option dans le cadre d'un couple, tant pis si elle voit actuellement en moi une personne peu assurée. Reprenant tout de même avec plus de contenances, Nymeria afficha cette fois un visage tendu. En effet, l'heure était à la mise au point de ces derniers événements. Cela n'allait pas être une partie de plaisir, elle le savait, mais pour autant ça ne devrait pas être non plus une épreuve désagréable; nous avions affronté bien pire et puis même si je ne veux pas que ces conversations soient légion dans notre vie, il faudra bien s'y habituer car nous ne pourrons y échapper. Il en va pour la sanité de notre couple, et indirectement l'avenir de notre pays. Mais de toute manière, je n'ai aucun doute sur notre capacité à gérer ses situations quelque peu délicates, et d'ailleurs je crois bien que tout notre entourage le sait, Andar ne doit pas faire exception, et c'est sûrement l'une des raisons qui a fait pencher la balance en notre faveur. Notre connivence plus qu'apparente a été, est, et sera notre plus grande force, personne ne pouvait en douter. À nous de la préserver
Après cette légère moue, Nymeria retira ses mains des miennes pour venir ôter nos couronnes respectives, et les déposer sur des écrins qui m'étaient jusqu'ici inconnus. Au-delà de l'aspect pratique, je crois bien qu'elle voulait signifier par son geste que nous allions discuter en tant qu'époux et non en tant que prince et princesse. Alors qu'elle retournait s'asseoir près de moi et que je ne quittais pas des yeux les couronnes bien mises en valeur sur ce reposoir au tissu bleu indigo, Nymeria s'adressa à moi avec une étrange douceur: "De quoi es-tu désireux de parler, très cher époux ?" Je retournai ma tête vers elle, admirant ses traits fins qui gardaient le dessus sur les stigmates de l'éprouvante journée que nous venions de vivre et qui n'était du reste pas terminée. Avant que je ne puisse émettre le moindre son, elle vint à son tour entourer mes mains avec les siennes tout en déclarant: "Je… suis désolée d’être arrivée en retard." J'avais effectivement idée de parler de ça mais ces mots innocents me firent changer d'avis du tout au tout. Elle n'avait pas à s'excuser et encore moins à s'expliquer.

"Je ne t'en veux pas le moins du monde... En réalité, je préfère même que ce soit passé ainsi. J'imagine qu'il n'y avait pas de réels problèmes techniques et que tu doutais de la voie dans laquelle tu allais t'engager avec moi. Finalement, tu es venue en âme et conscience, tu n'as en quelque sorte pas été prisonnière d'un engrenage où tu subissais le mariage et cela donne encore plus de valeur à ton choix. Après m'être rapproché d'elle de sorte à créer une douce intimité entre nous, je repris. En plus, j'ai aussi pu réaliser de mon côté à quel point je t'aimais et voulais m'unir à toi... Détournant mon regard du sien en direction de la nuit dépourvues de lumière céleste - toujours à cause de ces nuages épais et sombres - je tentais de trouver mes mots auprès de Glorë. C'est en tâtonnant que je continuais. À dire vrai j'aimerais te parler d'autre chose, d'une légère impression que tu dégages et qui s'est, je crois, confirmée lors de nos vœux. J'aimerais parler de ce qu'on appelle si mal: le devoir conjugal... Nous n'avons jamais réellement abordé le sujet même pour rire lorsque nous étions plus jeunes, et j'ai l'intuition que tu as toujours fait en sorte de l'éviter. Je ne doute pas de ton amour pour moi, je sais bien que ce n'est pas avoir des enfants avec moi qui te dérangerait, mais avoir des enfants tout court. Quand est-il ? Est-ce pure invention de ma part ?"

La mine sérieuse, le visage contrit, mes yeux plongés dans les siens, j'attendais impatiemment sa réponse. Pourvu que je me trompe. Pourvu qu'elle n'ait pas de blocage vis-à-vis de la procréation, moi qui souhaite d'avoir depuis bien longtemps des enfants... et puis il ne faut pas oublier Vainui. Notre pays a besoin d'une descendance, sans quoi nous serions des proies faciles, plus que jamais avec les conjonctures actuelles.

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MessageSujet: Re: Entre deux crépuscules // Brehnym   Mar 17 Oct - 23:44



ENTRE DEUX CRÉPUSCULES
27,
douzième lune de l'an 836

Le regard plongé dans les prunelles de son amant, la princesse ne savait pas vraiment où se mettre. Son rôle était tout nouveau pour elle : celui d’une épouse. Elle n’était plus l’amie d’enfance de Brehn, meilleure amie ou même confidente. Cet après-midi, elle l’avait pris pour époux devant Glore et la noblesse, le tourbillon dans le lac sacré n’avait pu les séparer, bien qu’il ait fortement essayé. Ils s’étaient accroché l’un à l’autre, mettant tout leur amour dans leurs êtres respectifs, contrant le courant pour ne jamais, ô grand jamais, se quitter. Ils étaient victorieux, ensemble, et mouillés aussi. Mais pour des bénis de Glore, vaincre le tourbillon, et en sortir en tant que prince et princesse, était la consécration. Il restait bien des batailles à faire, mais ensemble, ils se sentaient déjà invincibles, n’étant plus qu’un seul et unique être, béni par la bienveillance de leur divinité. « Je ne t'en veux pas le moins du monde... » entama doucement Brehn, le regard plongé dans les prunelle de sa dulcinée. Son aura entourait Nymeria et apaisait quelque peu les angoisses qu’elle ressentait tantôt vis-à-vis de la suite des évènements. « En réalité, je préfère même que ce soit passé ainsi. J'imagine qu'il n'y avait pas de réels problèmes techniques et que tu doutais de la voie dans laquelle tu allais t'engager avec moi. Finalement, tu es venue en âme et conscience, tu n'as en quelque sorte pas été prisonnière d'un engrenage où tu subissais le mariage et cela donne encore plus de valeur à ton choix. » la princesse lui sourit doucement, heureuse que son époux prenne les choses ainsi. A vrai dire, elle n’aurait pas su comment justifier son regard, la panique qu’elle avait ressenti plutôt dans la journée avait été telle qu’elle l’avait clouée sur place, incapable de quitter ses appartements pour se rendre à la cérémonie. Pourtant, elle savait que Brehn était le bon, que le choix qui devait être fait était celui-ci, mais cette peur l’avait possédé si fort, si puissamment, elle n’avait pu s’en détacher. Aak’Var l’avait sortie de ce piège qu’elle avait créé, seule. S’il n’était pas venu, sans doute n’aurait-elle jamais quitté sa chambre, Brehn attendrait encore dans le temple de Glore, devenant la risée de toute la noblesse de Vainui, déjà qu’il n’était pas aisé pour lui de porter le nom de Shöva… Elle se sentait soudain désolée, voulant se confondre en excuse pour le mal créé, même s’il disait ne pas lui en vouloir. Y’aurait-il toujours de l’amertume, entre eux, à cause de cela ? Leurs corps se rapprochèrent quelque peu, mouvement déclenché par ce beau prince en devenir, il continua alors, d’une voix douce, délicate. Il ne changeait pas, malgré son nouveau titre de noblesse, sa nouvelle richesse, position, notoriété, il restait lui-même, simple, humble. « En plus, j'ai aussi pu réaliser de mon côté à quel point je t'aimais et voulais m'unir à toi... »

Brehn plongea alors son regard dans la sombre nuit, dépourvue d’étoile. Cherchant quelque chose, ses mots, peut-être. Ou bien le courage de mettre à plat ce qu’il avait sur le cœur. Regrettait-il ? « Je voulais plus que tout m’unir à toi tu sais… » Murmura Nymeria, caressant toujours les mains de son époux. Plus que tout. « À dire vrai j'aimerais te parler d'autre chose, d'une légère impression que tu dégages et qui s'est, je crois, confirmée lors de nos vœux. » commença-t-il en plongeant ses prunelles océanes dans celles tout aussi bleue de la princesse. Celle-ci haussa un sourcil, curieuse et inquiète à la fois. « J'aimerais parler de ce qu'on appelle si mal: le devoir conjugal... » Bien malgré elle, elle se crispa. « Nous n'avons jamais réellement abordé le sujet même pour rire lorsque nous étions plus jeunes, et j'ai l'intuition que tu as toujours fait en sorte de l'éviter. » Mentalement, Nymeria jura. Là n’était pas une de ses habitudes, pourtant le sujet fâcheux qu’elle ne désirait pas aborder arrivait bien plus vite qu’elle ne le pensait. Elle tenta de camoufler son angoisse en revenir par un sourire figé sur ses traits fins quoi que fatigués à cause de la journée. « Je ne doute pas de ton amour pour moi, je sais bien que ce n'est pas avoir des enfants avec moi qui te dérangerait, mais avoir des enfants tout court. Qu’en est-il ? Est-ce pure invention de ma part ? »

Récupérant ses mains, la princesse vint refermer ses bras sur sa poitrine, toujours couverte par sa robe de cérémonie qu’elle avait hâte d’enlever. Détournant son regard, elle plongea celui-ci sur le sol, observant les lattes du parquet en bois qui habitait ses appartements. Leurs appartements. Nymeria soupira, cherchant ses mots, ne sachant comment lui expliquer, ni même lui répondre. Ayant tout simplement envie de fuir tant l’appréhension montait en même. Similaire à celle du matin, mais cette fois-ci, elle savait comment l’expliquer. En discutant avec Marigold, lors de l’essaye de sa robe, une révélation lui était venue, simplement. Elle comprenait d’où venait cette peur, et celle-ci était logique. Brehn comprendrait-il ? Elle soupira de nouveau, comptant ses doigts, laissant un long silence avant de souffler d’une petite voix. « C’est la vérité. » elle déglutit difficilement, n’osant relever ses prunelles. «  Je ne désire pas avoir d’enfant… pour le moment. » Elle secoua doucement son visage de gauche à droite. «   Ce n’est pas toi le problème, je suis sûre qu’ils seront beaux et… forts mais… » ses mains se posèrent sur son ventre plat, tirant sur le tissu de sa robe sans pour autant risquer de le déchirer. «  Tu dois le savoir ma mère est… Elle fit une pause, n’osant pas prononcer les prochains mots.  ...morte en couche. » Puis finalement, prenant son courage à deux mains, elle posa celle-ci contre le visage de Brehn. « J’ai peur d’en mourir moi aussi. J’ai peur de… de donner la vie pour qu’on me retire la mienne. La grossesse est dangereuse pour une femme et même une reine… ma mère… n’y a pas survécut. » elle ne pouvait rien ajouter, se contentant d’attendre la réponse de son époux. Regrettait-il, à présent, de l’avoir épousé ?



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MessageSujet: Re: Entre deux crépuscules // Brehnym   

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