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 Melted Ice || Sven

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Ambre
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MessageSujet: Melted Ice || Sven   Mer 18 Oct - 15:24

Melted ice
Sven
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Sven Ramose interchangeait très souvent sa place avec un garde qui avait une carrure similaire à la sienne. Le Dictateur se parait d’une grossière anonymat alors que le garde endossait maladroitement la parure d’un noble. Le premier était dissimulé sous l’armure, alors que le second abattait une capuche couvrant deux tiers de son visage. L’illusion était parfaite pour un spectateur un tantinet éloigné, mais avec de nombreux défauts pour un observateur bien plus proche, comme Nymeria. Sven le savait mais se fichait. Si l’ennemi l’approchait, il pourrait se défendre. Alors que si l’ennemi était éloigné, il ne pourrait voir ou anticiper toute attaque.

Un regard en biais vers Nymeria qui sanglait l’armure avec une certaine maladresse, il en profita pour glisser quelques mots dont seuls eux d’eux pouvaient l’entendre.


- Assurez-moi les bonnes grâces et bon sens de votre père, puis nous aviserons sur votre statut, contenta de dire, sans grand espoir.

Si Nymeria se révélait plus intéressante que prévue, elle n’avait pas encore gagné l’étiquette d’alliée – une chose compliquée au vu de son nom de famille, et de l’identité de son père – ou d’ennemie – elle ne semblait pas être femme à opter pour la guerre si vite.

« Et je doute qu’elle gagne un titre de sitôt » pensa-t-il en aparté. En effet, il doutait sincèrement que la demoiselle trouve une solution à un quelconque problème ou même accède à la demande de Sven vis-à-vis de cette alliance contre nature.

Pour ce dernier point, Lui-même était témoin d’une volonté qui flanche. Certes il pourrait briser que d’une meilleure façon son pire ennemi mais même cette douce perspective ne l’enchantait guère sur la durée. L’idée d’Orkem lui plaisait de moins en moins, car elle impliquait qu’il se soumette à Andar et peut-être même à Nymeria, enfant qui venait à peine de quitter le sein de sa mère.

“Une mère morte” se rappela soudainement Sven, lançant un regard interrogateur à la demoiselle. Comment vivait-elle l’absence de cette figure maternelle ? Est-ce qu’elle avait trouvé un substitut auprès de quelqu’un ? Si oui, qui était-ce ? Si non cherchait-elle toujours le substitut ? Pourrait-il proposer un substitut… comme Styx ? “Etre la mère qu’elle n’a jamais vraiment connu… voilà ce que tu peux être Styx”.

Il se promettait de l’indiquer à une rencontre prochaine. À moins qu’il ne l’ai déjà fait. La mémoire flanchait tant les sujets nécessitant une réflexion se multipliaient dans son esprit.

Comme promis, le groupuscule qui avait quitté cette bâtisse se dirigeait tout droit vers le quartier Sud, le quartier des maîtres du Feu. Le ton détonait sûrement de Vanui a bien des égards. La chaleur était bien plus importante que les autres quartiers, les bâtiments étaient faits de matériaux spécifiques reconnus pour leurs résistances contre les fortes chaleurs et les commerces étaient portés vers les plaisirs éphémères de ce bas-monde – sex & drug & alcohol, baby – ou sur des produits que seuls le désert pouvait produire (roche volcanique, produits dérivés des cactus, peaux d’animaux de la savane etc). C’était une vision malheureusement familière pour le Dictateur – car oui, il n’appréciait pas que son quartier ne se résume qu’à des bordels, alors que les autres avaient droit à des choses plus distinguées. Chaque fois qu’il mettait pied dans ces quartiers, ce n’était qu’un cuisant rappel que le régime passé n’avait été qu’une catastrophe. Il en récoltait les fruits pourris, et devait avancer avec…

Maintenant, il attendait la critique de la demoiselle. Car une noble demoiselle verrait davantage la déchéance des lieux , plutôt que les quelques rares beautés. Ces dernières prenaient forme à travers la beauté naturelle des demoiselles, des tenues atypiques colorées et légères des Sudistes ou encore les produits exotiques et propres à la région proposés sur quelques étals nomades. Cependant, l’usage de ces derniers ne pouvait être compris que par les locaux.

Il laissa la Princesse prendre de l’avance pour s’adresser en privé à ses gardes.

- La Princesse doit faire des preuves. Je compte sur vous deux pour qu’elle n’ait pas la moindre égratignure.

Celui qui avait une armure souple et légère était un archer. L’autre qui avait l’accoutrement de Sven était bon au corps-à-corps. Ils pourraient se charger d’une ou deux racailles. Si malgré tout, les renforts étaient nécessaires, il se chargera personnellement de tuer les plus forts – et de renvoyer à l’école militaire ces incapables qui lui servaient de garde. Il faut savoir que Sven ne s’entourait que des meilleurs, et l’erreur n’etait pas admise.

Après ce court échange, ils rejoignirent la Princesse Nymeria.

- Alors, que pensez-vous ? Vous sentez-vous d’humeur à partager un vin avec moi dans un établissement ? Je ne me contenterai de dire qu’il est impossible de saisir toute la beauté de ce lieu sans en avoir goûté à son alcool…, se moqua-t-il allègrement.

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Ambre
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MessageSujet: Re: Melted Ice || Sven   Mer 18 Oct - 15:25

Melted Ice
Nymeria
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- Assurez-moi les bonnes grâces et bon sens de votre père, puis nous aviserons sur votre statut.  

La princesse leva les yeux au ciel, bien que Ramose ne puisse pas s’en apercevoir. Elle finissait seulement t’attacher maladroitement les sangles de son armure. Quelle étrange situation. Elle n’avait jamais été aussi proche d’un homme, jusque-là. Et n’avait jamais habillé l’un d’entre eux, quelle ironie que cette première fois se fasse avec le dictateur de Sezni. Les sourcils froncés, elle se surprit à penser à Kaan. Cet étrange jeune homme qui avait fait, l’espace d’un court instant, chaviré son cœur. Le moment n’était pas bien choisi pour avoir des remords par rapport à leur relation. Elle ne pouvait exister, dans aucun rêve, dans aucun monde, dans aucun cœur, tels avaient étés les mots de Kaan. Et ils étaient vrais. Rien ne pouvait les réunir, la princesse avait beau apprécié de tout cœur ce jeune homme aux cheveux ébouriffés, elle ne pouvait pas se permettre de l’aimer. Elle soupira de nouveau, s’éloignant quelque peu de Ramose, ayant terminé sa tâche à ses côtés, reprenant son sérieux, sortant de ses songes, elle répondit.

-Si vous désirez tant les bonnes grâces de mon père, Généralissime, faites en sorte de les avoir et de ne plus le contrarier.

La princesse n’était pas contre le fait de toucher deux mots à son père vis-à-vis de Ramose, mais elle ne comptait pas lui mâcher le travail. Si Andar était contrarié contre le dictateur, il devait avoir ses raisons. Des raisons qui, sans doute, pour la pluparts, échappaient encore à Nymeria. Son investissement dans la politique de Vainui était limité, elle n’y avait pas encore réellement de place, bien qu’elle tente de s’en créer une. Mais il était hors de question pour elle, de plaider en la faveur de cet homme si celui-ci n’était pas digne de confiance. Peut-être que cette balade quelque peu spéciale dans le quartier sud de Lucrezia allait créer un semblant de confiance, ou peut-être allait-elle juste attiser les flammes qui les séparaient. Rien ne brûle plus que la glace, Ramose ferait mieux de s’en souvenir car à force de vouloir mettre en tort la princesse, il finira par s’y brûler les ailes.

Le groupe qu’ils étaient, formé par les gardes de Ramose, celui-ci déguisé en l’un d’eux et enfin le faux dictateur, quitta la bâtisse dans laquelle ils se trouvaient. Logée son sa lourde robe noire, la princesse espérait ne pas trop attirer l’œil. Les broderies de celles-ci avaient beau être discrètes, elles représentaient tout de même les quatre éléments et le quartier sud était réservé aux feux. Il fut aisé d’y entrer, d’ailleurs. Ses longs cheveux blonds presque blancs étaient bien cachés, enfuis dans le dos de sa robe et son crâne recouvert par une capuche qui couvrait les deux tiers de son visage. Muette, elle suivit le dictateur, observant les environs, sentant son cœur battre de plus en plus fort. Etait-ce à cela que ressemblait Sezni ? Un lieu de débauche, voilà ce dans quoi elle avait l’impression d’être emmenée. Il n’était plus temps de faire demi-tour. Elle y était et y resterait. Mais plus rien ne la protégeait à présent, le faux Sven n’était qu’un garde, le vrai était costumé en garde. Et elle, princesse de Vainui, future héritière du trône de sa région, régente légitime se baladait librement dans ces environs qui n’étaient pas accueillants.

Milles et une couleurs lui foudroyaient les yeux, la température était nettement plus chaude que dans les autres quartiers. Il était impressionnant pour Nymeria de constater qu’une telle masse d’êtres bénis par Malaggar pouvait dégager tant de chaleur. Les sourcils froncés, elle se força à ne pas toucher sa cuisse. Oublier la brûlure de celle-ci et se fondre dans la masse afin d’apprécier un minimum les environs. Habituée aux fourrures et à la laine, elle fut surprise de voir que les hommes et femmes de Malaggar étaient tous assez dénudés. Les jambes nues d’une jeune dame attirèrent son attention, elles étaient sveltes et bronzés, musclées, comme on pouvait se l’attendre venant des Sezniens. Idolâtraient-ils tous leur dirigeant ? Aimaient-ils ce que Ramose faisait pour eux, s’il faisait quelque chose. L’homme en question inspirait la peur et le respect, et il le savait. Il se jouait de tous grâce à son charisme sans faille.  Mais forcément, un homme devait se trouver derrière cette armure, derrière ce corps brûlé et ce cœur de pierre. Quelqu’un devait réussir à ouvrir celui-ci, à découvrir et percer les failles et faiblesses de Ramose. Et Nymeria voulait le faire. Non pas pour plus le blesser, non, pour le connaitre. Pour connaitre celui qui serait son ennemi plus tard. Elle ne désirait pas entretenir cette haine entre leurs deux nations. Peut-être serait-elle prête à pardonner les erreurs du dictateur s’ils venaient à s’accorder sur des normes à suivre. Ramose devait cesser de faire passer son plaisir avant celui de son peuple. Il détenait dans ses mains ridées, la vie de biens des gens. De familles entières, d’homme, de femme et d’enfant. Ne s’en était-il pas rendu compte ? Ou sa soif de pouvoir l’avait tant changé qu’il ne s’en préoccupait guère ? Si seulement elle pouvait lui faire entendre raison, ou du moins, réussir à susurrer, au creux de l’oreille du dictateur, quelques bonnes idées pour leurs prochaines entrevues. Si une guerre, il devait y avoir, Sven en serait le responsable, le déclencheur.

Nymeria refuserait toujours de mettre en péril la vie de ses hommes pour une opposition puérile d’opinions et elle espérait qu’Andar pense de même. Mais si Ramose voulait la guerre, alors il l’aurait. Et les forces militaires de Nymeria étaient plus fortes que celles de Sezni. Elle serra les poings. Pas forcément plus fortes, à vrai dire, mais ses soldats étaient plus nombreux, et eux, n’étaient pas affamés ou ruinés. Ils ne manquaient de rien, en théorie. De toute façon, une telle question ne se posait pas à cet instant. Ces armées n’étaient pas encore celles de la princesse. Elles le deviendront lorsqu’elle prendra le pouvoir, lorsqu’elle sera couronner Reine. Lorsqu’Andar le décida ou lorsqu’il laissera un siège vide et qu’il ne se réveillera pas.

Plongée dans ses pensées, Nymeria n’avait pas remarqué que Ramose l’avait laissé le devancé, il s’était entretenu un court instant avec ses gardes puis revint aux côtés de la princesse, celle-ci lui jeta un regard curieux, ne l’ayant pas vu disparaitre juste avant.

-Alors, que pensez-vous ? Vous sentez-vous d’humeur à partager un vin avec moi dans un établissement ? Je ne me contenterai de dire qu’il est impossible de saisir toute la beauté de ce lieu sans en avoir goûté à son alcool… intima-t-il d’un ton moqueur.

Haussant brièvement un sourcil, la princesse replaça une mèche rebelle dans sa capuche avant de tourner ses yeux azures vers le dictateur.

- J’accepte volontiers une coupe de vin, répondit-elle calmement, je dois avouer être assoiffée, cette chaleur se veut étouffante. Mais vous vous en doutiez sûrement. Peut-être un jour, si nous ne sommes pas ennemis, pourriez-vous venir marcher avec moi sur les lacs gelés que l’on trouve à Vainui. Ceci dit, je vous en tiendrais rigueur si vous veniez à faire fondre mes neiges éternelles.

Elle avait dit cela sur le ton de l’humour, bien que le reproche ne soit pas tant dissimulé. Il devait se montrer digne de confiance s’il voulait avoir les faveurs du roi au travers de la princesse, et encore, cela ne serait pas si simple. Mais Nymeria n’était pas contre le fait de lui laisser croire qu’elle était aisément manipulable. Lui offrant son plus beau sourire, elle continua.

- Je vous suis… elle s’arrêta subitement, son sourire toujours intact, comment suis-je supposée vous nommer à présent ? Sieur Ramose ? vous pourriez très bien être un cousin éloigné de notre cher et tendre dictateur.

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Dernière édition par Ambre le Mar 5 Déc - 15:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Melted Ice || Sven   Dim 19 Nov - 23:20

Pouvait-on encore qualifier d’agneau toute chose ou personne qui s’aventure de son plein gré dans la tanière des loups ? Le Dictateur se posait sincèrement la question au fil des minutes passées en compagnie de la surprenante Princesse du Nord.

« Une assurance peut être obtenue, quand on peut s’appuyer entièrement et pleinement sur une seule grande force ». Voilà la réponse à la question. Certes, elle ne disait pas si elle était encore un agneau ou une louve, mais elle avait au moins le mérite de donner quelques pistes à suivre à Sven. Par automatisme, et inconsciemment, il passa une main sur sa joue, signe qu’il réfléchit à une énième turpitude.

- Appelez-moi Lasri, c’est le nom de mon sosie, se contenta de répondre Sven calmement. Il indiqua d’une main la porte d’une auberge.

La clientèle n’était pas très nombreuse en cette heure de la journée, mais n’en restait pas moins authentique. Les huiles chauffées enrobées l’atmosphère lourdement, les fumées des Narghilés s’élevaient plus haut que les convives, tous assis à même le sol, sur d’agréables coussins colorés, en face d’une table basse plutôt bien garnie, tantôt de thés, tantôt de liqueurs. Enfin, les serveuses aux tenues légères passeront entre les tables, prêtes à servir les clients en toute heure de la journée.

- Par contre, savez-vous qui trinque avec moi Princesse ?
Des hommes et des femmes qui ont prouvé une certaine valeur. Que m’avez-vous prouvé jusqu’à maintenant, exactement ? demanda-t-il avec un petit sourire au coin.

Il voudrait bien la pousser dans cette seconde intersection, en plein milieu d’une bande de malfrats mais soudainement, il ne désirait pas. De loin, de l’auberge où il désirait trinquer pour la première fois avec la Princesse, il entendit un air de musique. Celui-ci eut comme l’art de le subjuguer, attirant toute son attention.

- Allons-y, vous ferez les preuves plus tardivement.

Il tend son bras, indiquant la route, et emboita le pas à Nymeria. A peine entrée, ils furent accueillis par une musique lascive, lente et profonde. Pour les natifs de Sezni, ils reconnaîtront cette chanson traditionnelle du Sud que tous bons chanteurs et chanteuses ont dans leur liste et chantée dans de grandes occasions. Pour sa part, il se rappelait d’un tout autre événement, un tantinet plus sombre, un tantinet plus triste. Cette chanson était symbole de la naissance, de la mort et de la renaissance de sa sœur.

« Elle est née quand une chanteuse chantée cette musique dans notre rue. Elle est morte quand j’assistais à la performance d’une chanteuse chantant cette musique, on me l’a annoncé à la fin de ladite musique. Et elle est revenue et je l’ai su lors d’une fête au sein de la Capitale, dans une ruelle où cette chanson était jouée ». Une coïncidence trop importante qui ne le laissait pas de marbre. Depuis, dès qu’il entendait les notes de la dite musique, il espérait voir une figure rousse apparaître. Ainsi, il attendit jusqu’à la fin de la performance, en lançant quelques regards autour de lui, attendant vainement.

Sans surprise, et à sa plus grande déception, elle n’était pas venue.

- Asseyons-nous, dit-il laconiquement, tout envie de jouer ayant soudainement disparu.
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Ambre
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MessageSujet: Re: Melted Ice || Sven   Mar 5 Déc - 15:39

Melted Ice
Nymeria
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L’impression de chaleur, d’étouffement semblait paralyser les voies respiratoires de la princesse, ne serait-ce qu’un instant. Avant de poser le pied dans l’auberge dans laquelle Ramose proposait de lui faire goûter le vin de son pays, elle ferma les yeux et créa une vague de douceur fraiche qui se répandit comme un courant d’air frais, tout en elle. Les yeux toujours clos, elle se surprit à imaginer un lieu complètement différent. Elle se voyait sur l’un des lacs gelés qui entourait le palais, là où une brise légère et fraiche pouvait frapper son visage. Le froid semblait lui mordre la peau pour son plus grand plaisir. Les étendues de neiges, la pureté des environs avait quelque d’inexplicablement apaisant. Ce silence presque religieux qu’elle imaginait la fit reprendre quelque peu confiance. Elle en avait besoin. S’aventurer dans le quartier sud de Dahud en compagnie du dictateur de Sezni n’était pas l’idée la plus brillante qu’elle ait pu avoir. Pourtant, elle ne regrettait pas. Sortir de son palais, sortir de sa zone de confort. Nymeria désirait plus que tout se mettre à l’épreuve et découvrir le monde, changer sa vision des choses car celle-ci se voulait parfois trop corrompue par son père, Roi de Vainui.

-Appelez-moi Lasri, c’est le nom de mon sosie. Déclara Ramose. Cette phrase la fit immédiatement sortir de ses songes, elle cligna plusieurs fois des yeux, comme réveillée brutalement d’un doux rêve.

Le dictateur n’était pas déplaisant à regarder dans cet accoutrement de soldat qui lui allait plus que de raison. La princesse connaissait des hommes qui se voulaient plus grands que celui-ci, pourtant Ramose la dépassait largement de quelques centimètres ce qui ajoutait du charme à l’homme qu’il était. Bien loin d’être intéressée par celui-ci, elle ne se refusait pas cependant à en apprécier le physique et les charmes multiples. Ramose était un homme à femmes, peut-être parviendrait-elle à faire fondre cette épaisse couche de glace qui recouvrait le cœur du dictateur. Ils formaient un étrange duo à cet instant : lui, son teint et ses vêtements assez communs pour le quartier qu’ils visitaient, elle par contre, sa longue chevelure argentée cachée dans la capuche de sa robe, teinte de noire et faite à l’aide d’une épaisse laine, cette tenue se voulait pourtant être l’une des plus légère qu’elle pouvait avoir. L’idée de se rendre dans une boutique afin de trouver une tenue traditionnelle de Sezni lui vint, mais pouvait-elle réellement proposer au dictateur de faire des achats avec elle ? Cette réflexion la fit sourire.

Ramose lui indiquait l’auberge qu’il avait choisie, il allait lui ouvrir la porte et l’inviter à entrer lorsqu’il s’arrêta quelque peu brusquement, son regard mesquin et malicieux à la fois posé sur la princesse.

- Par contre, savez-vous qui trinque avec moi, Princesse ? Des hommes et des femmes qui ont prouvés une certaine valeur, que m’avez-vous prouvé jusqu’à maintenant exactement ?

Malgré l’armure, le visage presque caché, ce sourire en coin, ce sourire mesquin ne pouvait être que celui de Ramose. Quiconque aurait eu une conversation avec lui aurait su le reconnaitre malgré son déguisement. Nymeria ne se démonta pas, plongeant ses prunelles bleues dans celles du dictateur. Elle n’avait en effet rien prouvé, pour l’instant. Hormis l’arme blanche qu’elle portait autour de son mollet, mais la possession d’une telle arme n’était pas suffisante pour Ramose. Elle soupira doucement, un peu lasse de devoir encore lui prouver des choses. Elle n’était pas venue avec lui pour qu’il la mette à l’épreuve. Mais d’ailleurs… pourquoi était-elle venue avec lui, au juste ? Sa curiosité était un défaut important chez la princesse : elle se laissait trainer dans des endroits étranges par pure curiosité, le désir d’en connaitre un peu plus, toujours. Se cultiver pour plus tard, mieux régner. Connaitre ses ennemis, connaitre ses amis. Où pouvait-elle placer Ramose ?

Mais alors qu’elle s’apprêtait à répondre, un simple « je… » sorti de ses lèvres et une musique lui parvint de l’intérieur de la taverne. Une jolie balade musicale qui semblait éveiller en Ramose de nombreuses choses. Son regard changea alors, se teignant d’une couleur plus sombre, d’un peu de nostalgie aussi. Intriguée, la princesse ne le quitta pas des yeux, voyant les traits de Sven se tirer à mesure qu’il écoutait la mélodie. Que signifiait-elle pour lui ?

- Allons-y, vous ferez les preuves plus tardivement.

Ramose lui ouvrit la porte, l’invitant à pénétrer dans cette petite auberge joyeuse, peuplée de natifs du Sud. La musique était accompagnée d’un chant sans doute traditionnel que Nymeria ne connaissait point, mais tous les yeux semblaient ravis d’entendre cette balade et ceux de Ramose n’étaient pas non plus indifférents. Ils restèrent debout jusqu’à la fin de la dîtes musique, le dictateur était silencieux, attentifs. Ses prunelles semblaient chercher parmi la foule silencieuse, quelque chose, ou bien quelqu’un. La princesse du Nord n’en manqua rien. Une fois la prestation terminé, il se tourna de nouveau vers elle.

- Asseyons-nous.

Silencieuse, Nymeria prit place en face du dictateur, elle passait difficilement inaperçue avec sa capuche rabattue dans cette taverne bien trop chauffée. Des gouttelettes de sueurs perlaient sur son front alors qu’elle observait toujours Ramose. Celui-ci prit commande auprès d’une serveuse aux atouts peu cachés mais flatteurs. Une fois celle-ci reparti, la commande prise et le calme revenu, la princesse posa ses coudes sur la table qui la séparait de Sven.

- Lasri, entama-t-elle d’une voix douce, cette musique est-elle… connue ? Elle était très jolie.

N’y tenant plus, elle prit le risque de retirer la capuche qui camouflait ses cheveux, dévoilant une crinière blonde, presque blanche, aux yeux de tous. Certains regards l’avaient fixé longuement, mais personne ne semblait la reconnaitre. Elle soupira.

- J’ai bien vu votre regard changer lorsque vous avez entendu cette musique. Que signifie-t-elle pour vous ? elle joua lentement avec l’une de ses mèches et continua. Y’aurait-il finalement un cœur derrière cette armure ?

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