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 Léona

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Messages : 181
Date d'inscription : 16/10/2017

MessageSujet: Léona   Lun 18 Déc - 1:29

Citation :
- L'histoire de Tiziano et Sara pourrait s'apparenter au Titanic. A quelques exceptions près : ils sont toujours vivants, et ils se détestent comme ils s'aiment.
- Sara a grandi au sein d'une famille plutôt riche. Cependant, elle n'en restait pas moins la bâtarde que son père a amené un jour. Très tôt, on lui a appris à ignorer et à renier sa véritable nature ou ses talents naturels.
- A ses treize ans, elle participe à une croisière avec sa famille. C'est là qu'elle rencontre Tiziano, embauché avec son père pour faire un spectacle de magie. Deux demi-dieux dans un paquebot attirent forcément l'attention. Pendant toute la croisière, ils ont du faire équipe pour terrasser ce monstre. A l'occasion, Tiziano explique à Sara que ce n'est pas une mauvaise chose d'être une demi-déesse, au contraire ! En une nuit, il lui ouvre les portes d'un monde inconnu, magique... et bien plus familière à elle que ce monde hypocrite que sa famille s'est construite. En parallèle, une forme de fascination et d'admiration naît à l'égard de Tiziano et son mode de vie bohème. Depuis cette rencontre, et malgré la distance, ils entretiennent une correspondance régulière et tentent de se rencontrer fréquemment.
- Il faut savoir deux choses sur ces deux jeunes gens. L'un est lunatique et commet bien des actes qu'il ne va pas assumer les soirs de pleine lune comme de nouvelles lunes, et l'une prend les choses sérieusement et avec passion. Autant dire, à quinze ans, quand les hormones s'éveillent, quand la lune est noire - soir de nouvelle lune -, quand Tiziano est mélancolique et recherche un ancrage pour la soirée, quand Sara se montre présente comme une fervente admiratrice, de stupides choses peuvent arriver. Par exemple, ils se jurent fidélités pour l'éternité, sur le Styx. Ils se tatouent un même tatouage pour immortaliser cette promesse. Ils s'échangent des caresses et des baisers pour sceller cette promesses. Enfin, ils laissent l'autre découvrir ce corps pour tout simplement rendre la promesse inoubliable.
- Au lendemain, Tiziano n'est plus ce mélancolique romantique. Il est ce jeune homme pleine de vie qui ne s'attache à personne, et qui va aller flirter avec la première venue dans le bar, et sous les yeux de Sara même - sans honte ou scrupule... Malheureusement, une promesse fait par le Styx non respectée entraîne de sacrées conséquences.
- Sara qui se sent trompée et trahie, exige vengeance. Héra entend sa prière et lui offre un don. Avec l'aide de la déesse et des ressources sans fin de son père, elle s'est mis en tête de mettre des bâtons dans les roues de Tiziano. Soit il va revenir vers elle, soit il ne va plus trouver la paix. Voilà la promesse qu'elle s'est faite.




Assise dans le froid et le silence de la rue, sur un banc, Leona avait la tête ailleurs. Elle tentait de lire avec comme seule aide, le lampadaire miteux qui n'éclairait que trop peu. Elle n'avait pas envie de rentrer, ce soir. La lune était à son zénith, un vent frais secouait ses jolies boucles, mais rien n'y faisait, elle préférait braver les éléments plutôt que de retrouver son appartement vide. Celui-ci semblait trop petit pour contenir tout son être puis trop grand pour elle seule. La solitude l'habitait plus que jamais ce soir, elle ne pouvait s'empêcher de penser à celui qui avait changé sa vie, celui-ci qu'elle aimait autant qu'elle pouvait le haïr. Tizaino. Le livre, posé sur ses genoux, contait la merveilleuse histoire d'un couple fusionnel et heureux, bravant les galères de la vie avec, comme seule force, la flamme de leur amour. Fut un temps où, elle aussi, avait connu cette jouissance, celle d'être aimée et d'aimer en retour. Du moins, c'est ce qu'elle croyait. Elle s'était battit sur cette idée, tirait sa force de cette fusion entre deux êtres. Tizaino était tout pour elle, comme le héro de l'histoire pouvait être l'univers de l'héroïne. Et pourtant, Leona n'avait pas eut la chance, elle, de vivre ce conte de fée. Cette romance au goût sucré, mielleux, à base de chantilly et cerise, sur lit de plume et cocon duveteux. Tout ce qu'elle avait, c'était l'amertume d'un fruit trop jeune dans lequel on n'était pas censé croquer.  

Car trop jeunes, pour sûr qu'ils l'étaient. Mais à cet âge là, comment aurait-elle pu savoir ce qui allait se produire? Lui semblait si sûre, vaillant et engagé. Elle n'avait fait que le suivre dans les méandre de la vie qu'il semblait lui offrir. Mais il ne lui avait rien offert, à vrai dire. Une promesse perdue, un cœur déchu, un tatouage vide de sens et une vie sans dessus dessous. Sa main se crispa autour de la première de couverture, le bruit des feuilles froissées la tirèrent un instant de ses pensées. Leona observa sans réellement voir,
les visages aimant qui s'affichaient fièrement devant elle: triste contraste face à sa réalité, seule, dans la rue qui accueillait à présent les prémices mouillés d'une ondée. La jeune femme laissa finalement le livre sur le banc, quittant de celui-ci pour échapper à l'eau qui semblait la transpercer comme les larmes d'un dieu ayant entendu son malheur. Elle laissa symboliquement, derrière elle, cette belle histoire inachevée pour rentrer dans cet appartement situé au quatrième étage d'un immeuble côté.

Leona avait toujours vécu dans la richesse et le luxe, ses parents n'étaient pas à plaindre, toujours vêtus de beaux tissus, sa mère, du moins, la femme qui l'avait élevé, portait toujours d'énormes carrés de soie à prix d'or autour de sa nuque gracile sur laquelle tombait ses cheveux d'une rousseur improbable. Cette femme n'avait pas un mauvais fond, mais elle  n'avait jamais réellement pu se faire à l'idée d'élever, au sein de son foyer, la fille d'une autre. Elle avait toujours privilégié ses autres enfants, les siens, les vrais, le sang de son sang. Leona n'était qu'une bâtarde, arrivée un matin dans les bras de son père. Fille d'Aphrodite et d'un humain, la jeune femme s'était relevée être une demi-déesse, dotée d'un pouvoir aussi surprenant qu'inutile à l'époque.

Elle se souvenait encore en avoir usé sur ses frères et soeurs, à l'époque, sonder le cœur de ceux la pour connaitre l'identité de la personne qu'ils chérissaient le plus, mais jamais, il ne s'agissait d'elle. Sa réelle identité ne lui avait pas été cachée, fille d'Aphrodite, bâtarde de la famille Vahala. Sa belle-mère, une femme très stricte, lui avait inculqué d'ignorer ses pouvoirs et de se faire toujours petite, se faire discrète, n'être qu'une gamine normale parmi une foule d'enfants normaux. Ne jamais se démarquer, ne jamais user de ses pouvoirs: telle avait été sa devise durant de longues années. Leona soupira en entrant dans son appartement, elle fit bouillir de l'eau et plongea un sachet de thé noir parfumé aux épices dans un mug aux couleurs tristes. Versant finalement l'eau bouillante dans le récipient, Leona soupira, finissant par s'asseoir sur le canapé bien trop grand et large pour elle seule.

La maison dans laquelle elle avait vécut sa tendre enfance, en Irlande, était une demeure gigantesque à la décoration scandinave qui contrastait avec les merveilleux paysages qui les entouraient. Un jardin aux milles couleurs ornait la demeure de pierre, celle-ci était belle, certes, mais froide. Cela ne reflétait que trop bien la famille dans laquelle elle avait été élevée. Leona ne s'était jamais senti à sa place, son père était le seul à tenter de l'aider dans sa quête d'amour et d'estime de soi. Sa belle-mère la rejetait systématiquement, et bien vite, ses frères et soeurs en eurent assez de ses tours. Comme exilée, la jeune fille demeurait dans une chambre à l'opposé de celles de ses frères, seule dans une petite aile de la maison, bien trop grande pour sa petite taille. La famille Vahala faisait toujours bonne figure en face des invités, tentant de laisser croire à quiconque voulait bien le voir, qu'ils étaient une heureuse tribu, fusionnelle et bien rôdé. Mais rien n'était vraie. L'hypocrisie était le moteur de cette famille.

Puis il y eut cette croisière en famille. Censée être un moment pour se retrouver, les Vahala semblaient de plus en plus s'éloigner. Chacun vaquait à ses occupations, Leona appréciait être sur le pont, regarder les remous de la mer qui maintenait le bateau à flot. Cette solitude tant redoutée aujourd'hui, à ce moment là, elle l'appréciait. Un spectacle avait eut lieu, impressionnante scène qui se déroulait devant leurs yeux ébahis. Mais au delà du spectacle, la jeune femme de 13 ans qu'elle était fut victime d'un coup de foudre. Coup fatal donné par un jeune homme de son âge, ses traits fins et enfantins lui avait rapidement retourné le coeur alors qu'elle avait trouvé à ses côtés la chaleur qu'elle n'avait pas chez les siens. Tiaziano. Demi-dieu, lui aussi, fils d'Hécate. Il fit découvrir à Leona, l'entrée d'un monde auquel elle n'aurait jamais pensé s'attacher. La vie bohème, la liberté, bien loin des codes et de la richesse qu'on lui avait inculqué.

Au delà de l'amour naissant entre les deux jeunes gens, Tiziano permit à Leona de trouver sa place quelque part, se sentir accepter, chez elle, chez les siens. Elle rejoignit officiellement le camp vers ses 14 ans alors qu'elle entretenait une correspondance régulière avec son bel ami. Aphrodite fit cadeau à sa fille d'un chapeau dont la forme était semblable à un chapeau melon, noir, fait d'un tissu velouté et étonnamment souple: sa particularité ? Si la jeune femme jetait un oeil à l'intérieur de celui-ci, elle pouvait apercevoir la personne à laquelle elle pensait. De fait, lorsqu'elle ne pouvait pas réellement voir Tiziano, elle observait celui-ci, bien loin d'elle.


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