.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Envers et contre tous || Brehn

Aller en bas 
AuteurMessage
Ambre
Admin
avatar

Messages : 179
Date d'inscription : 16/10/2017

MessageSujet: Envers et contre tous || Brehn   Mar 17 Oct - 23:08

Citation :
Envers et contre tous || Brehn



Assise devant sa coiffeuse en bois massif, la princesse attendait sagement, vêtue d'une simple tunique de soie légère, que ses domestiques viennent pour la pomponner. Ce soir avait lieu l’un de ces fameux dîner de circonstance, là où les membres de la famille royale ainsi que leurs représentants se réunissaient autour d'un buffet garnies des meilleurs aliments de la région. L'idée de revoir ses cousins et cousines ainsi que ses oncles lui faisait chaud au cœur, pourtant, toutes les formalités imposée par de telles circonstances lui déplaisait. Raisa entra dans ses appartement, les bras chargé d'une robe somptueuse que Nymeria n'avait encore jamais porté. Elle l'avait faite créer par Marigold, évidement, les doigts de fée de cette dernière savait toujours donner vie aux idées farfelues de la princesse. D'autres domestiques entrèrent à leur tour, saluant d'une révérence maladroite Nymeria. Deux mains agiles vinrent s’emparer de la chevelure argentée de la princesse, brossant d'abord celle-ci avec le plus de délicatesse possible. Le visage de cette dernière interpella Nymeria, elle ne la connaissait pas. Elle lui sourit à travers le miroir qui reflétait son image « Es-tu nouvelle ? Il ne me semble pas t'avoir déjà vu. » Son ton était doux, calme, chaleureux. Cette jeune femme avait moins de 17 ans, peut-être venait-elle seulement de passer la cérémonie. Peut-être était-elle exempt, obligée de travailler pour la famille royale. Nymeria ne tenait pas à en connaître les détails, mais elle se jura de faire en sorte que cette demoiselle ne soit pas malheureuse parmi eux. Celle-ci acquiesça timidement, continuant de brosser, les yeux baissés. Une autre domestique vint se positionner devant la princesse, cette fois, elle la reconnut. C'était souvent cette jeune femme à la chevelure flamboyante qui faisait des merveilles sur son visage. Elle commença par lui masser délicatement les pommettes afin de les faire rougir, elle passa minutieusement ses doigts sur les traits fin de son visage pour détendre celui-ci. Qu'il était agréable de se faire masser ainsi ! Nymeria ferma les yeux un moment, laissant son corps apprécier les bienfaits que l'on lui faisait. Elle se laissa transporter par la douce odeur fleuris et épicée que dégageait cette domestique qui la coiffait.

Raisa vint finalement troubler son moment. S'était-elle endormie ? La princesse observa un moment son reflet, les domestiques étaient déjà parties. Ses cheveux étaient tirés en arrières, noués entre par en formant une tresse sophistiqué. Quelques fleurs avaient été ajoutés à sa coiffures. Son visage était blême, seules ses pommettes rougies et un peu de rose aux lèvres ressortait. Elle se surprit à se trouver très jeune ainsi préparée. Elle passa doucement la main dans ses cheveux, tendant de libérer une simple mèche, celle-ci tombait sur son front avec désinvolture. Voilà qui était mieux. Elle se leva, se tournant finalement vers Raisa qui ne cachait plus son impatience. La robe qu'elle tenait dans les mains semblait lourde. La robe était volumineuse sur le bas, proche du corps sur le haut. Elle faisait fièrement ressortir la poitrine de la princesse sans pour autant la dévoiler. Le tissu était transparent à certains endroit, laissant apparaître quelques bouts de peau. Voilà une tenue digne d'une princesse. Toute en légèreté malgré le poids de celle-ci. Quand Nymeria se déplaçait dans la pièce, ses pans de sa robes semblaient suivre ses courbes et jouer avec l'air qu'elle créait. Le simple fait de marcher semblait la faire danser. « Envois vivement quelqu'un remercier Marigold pour son travail. Cette robe est magnifique. » murmura-t-elle tout en tournant sur elle-même.

Finalement, la princesse dû se résoudre à quitter ses appartements pour retrouver avec une joie plus ou moins feinte, les convives. Atzhal était là. Son oncle si particulier, son oncle qu'elle aimait tant. Cela faisait des années qu'ils ne les avaient pas honoré par sa présence. La princesse eut la soudaine envie de lui sauter dans les bras, mais elle se retint. Il remarqua cet élan maîtrisé de joie et lui sourit simplement. Elle lui fit la plus belle des révérences. Son cœur battait la chamade. Son oncle était là ! Lui qui menait une vie si proche de celle dont la princesse rêvait. Son père était présent, évidement, accompagné par sa nouvelle épouse Danis, la robe de celle-ci n'était aucunement comparable à celle de la princesse. Danis portait des tissues fluides et presque moulants, oscillant entre le bleu et le vert. Ces couleurs lui allaient à ravir, mais jamais elle ne pourrait être aussi belle que Nymeria. Les yeux d'Andar semblèrent s'illuminer lorsqu'il vit sa fille entrer avec fierté dans la salle. Elle dégageait une telle assurance, une telle beauté que lui-même en avait le souffle coupé. Le clan Kunan était présent. Les représentants de la royauté à Dahud. La princesse ne les fréquentaient pas vraiment, malgré ses nombreuses visites en terres Dahudiennes. Nekho, Rhenis et Levan étaient présents. Le plan de table avait été organisé de sorte à ce que les représentants soient d'un côté et la royauté de l'autre. Andar se trouvait en bout de table et gouvernait d'une voix forte la petite tribu à ses côtés. Nymeria était à côté de lui, le menton levé, le regard chaleureux, son oncle avait prit position à sa droite. Le repas fut fabuleux, l'hydromel qu'on leur servait était sans aucun doute le meilleur de tout Oranda. On débriefa le bal des représentants, on parla de la situation à Dahud et des choses à corriger ou non. Andar félicité les représentants pour leur bon travail et leur fit apporter des présents. Le dîner sembla durer une éternité. Nymeria plaisantait discrètement avec son oncle qui semblait bien peu intéressé par ce qui se passait. Danis était silencieuse. Elle avait décidé de ne pas prendre part à la politique. Grand bien lui fasse, Nymeria ne comptait pas lui laisser le trône de toute façon. Après des heures et des heures de discussions, la réunion prit fin. Celle-ci avait fini en bal improvisé où la princesse valsait dans les bras de son oncle, elle passa aussi aux bras de son père et s'amusa à danser auprès des représentants. Une dernière révérences. Des mots d'adieu et tous prirent la direction de leur appartements.

La princesse se sentait épuisée. L’excitation due à la danse et à l'hydromel était passé. Elle n'avait qu'une envie : se jeter sur son lit et dormir. Elle entra doucement dans sa chambre et fut stupéfaite de voir qu'une ombre se dressait devant son balcon. Il ne lui fallut quelques secondes avant de le reconnaître. Il s'agissait de Brehn. Son ami d'enfance. Son ami de toujours. Que faisait-il là à une heure si tardive ? Elle s'approcha doucement, tentant de ne pas faire craquer les lattes de bois qui servaient de plancher et d'une voix innocemment étonnée, elle interpella. Il se retourna, visiblement stupéfait, visiblement perdu dans ses pensées. Elle lui sourit simplement avant de lui tourner le dos et de déclarer. « Tant mieux que tu sois là. Aide moi à retirer tout ça, je t'en pris. Ensuite nous discuterons de la raison qui te pousse à faire irruption dans la chambre de la princesse ! »
Revenir en haut Aller en bas
http://last-rps.forumactif.com
Ambre
Admin
avatar

Messages : 179
Date d'inscription : 16/10/2017

MessageSujet: Re: Envers et contre tous || Brehn   Mar 17 Oct - 23:08

Citation :
Serrée sous ces épaisses couches de tissu, la princesse ne désirait qu'une seule et unique chose : les ôter au plus vite. Brehn tombait bien finalement, de ce fait, elle n'aurait pas à appeler de domestiques afin que celles-ci lui viennent en aide. Les robes créées par Marigold étaient divines, mais impossibles à enfiler ou enlever seule. Nymeria prit note de ce détail pour la prochaine fois : trouver un moyen de se changer sans l'aide de personne. Le regard que Brehn posait sur elle ne lui échappa pas. Elle fut presque surprise de l'intensité de ce regard, il la dévorait des yeux, le rouge lui montait presque aux joues. Elle se retourna rapidement, ponctuant son geste de la phrase suivante : Tant mieux que tu sois là. Aide moi à retirer tout ça, je t'en pris. Ensuite nous discuterons de la raison qui te pousse à faire irruption dans la chambre de la princesse ! » Brehn savait-il seulement desserrer cet objet de torture qui lui compressait le torse ? La réponse vint plus vite que prévu. Il tira sur les fils de son haut corseté, comprimant d'autant plus le torse de la princesse. Celle-ci sentit l'air lui manquer un instant, un élan de colère suivit de près cet événement, puis la libération. Elle pouvait de nouveau respirer. « Mmh! Veuillez m'excuser Princesse, je n'ai pas les mains habiles de vos dames de compagnie... » Il avait la tête à rire, il était joueur ce soir ce qui fit du bien à la princesse. Même si la soirée qu'elle venait de passer l'avait amusée, celle-ci avait été ponctuée de lourdeur suite au débriefe du bal des représentants... Le drame qui s'y était passé avait animé un long moment la tablée. Elle se tourna finalement vers lui, tenant son haut qui tentait de s'échapper de devant sa poitrine, un regard noir posé sur Brehn. « Je te ferai faire un haut tel que celui-ci par Marigold, on verra si tu ris autant quand je te couperai la respiration jusqu'à ce que tu deviennes aussi bleu que la marque qui orne ton bras. » L’agacement dans sa voix était palpable, mais déjà, elle ne lui en voulait plus. Elle ne pouvait rester contrariée contre Brehn bien longtemps, il était son ami, son meilleur ami. Depuis leur tendre enfance, ces deux là se fréquentaient. Il avait été très présent lors de la cérémonie. Il était le seul au courant pour l'histoire d'Eden'El. Il lui était très cher. « Si tu veux bien m'excuser, je vais enfiler autre chose. » Elle lui tourna de nouveau le dos, sans lui laisser le temps de répliquer et vint se positionner à un endroit où il ne la verrait pas se déshabiller. La robe tomba lourdement sur le sol, celle-ci pesait une tonne, elle se sentait si légère maintenant nue. Un peignoir de soie se dressait devant elle, Nymeria l'enfila rapidement, tentant de ne pas jeter de coup d’œil à cette brûlure qui ornait depuis cinq années déjà, sa cuisse droite. Mais elle la savait toujours là, même si celle-ci ne la faisait plus souffrir, la marque resterait à vie, une disgrâce sur son corps de princesse.

Nymeria soupira et revint finalement à la vue de Brehn, elle prit place sur son lit tout en détachant maladroitement ses cheveux. Il était resté sur le balcon. Sa visite n'était pas habituelle, même s'ils se voyaient régulièrement, il n'était courant que Brehn débarque ainsi, au milieu de la nuit. Il entama une discussion peu intéressante, tournant autour du dîner. Essayait-il de détourner l'attention ? Cette remarque fit arquer l'uns des sourcils de Nymeria. « C'était bien. On a dansé, on a bu. On a parlé. Surtout du bal. Enfin... De ce qu'il s'y est passé. » Ses cheveux étaient finalement libre eux aussi, ils ondulaient sur ses épaules de façon peu disciplinée. « Mon oncle se porte à merveille. Mais comme à son habitude. »

Nymeria croisa finalement les bras devant sa poitrine, plantant son regard dans les yeux bleus sans fond de Brehn. Ces yeux là, elle les avaient étudié des milliers de fois, mais toujours elle y découvrait quelque chose. Une tâche ici, une nuance plus claire là. Ils représentaient un puits de merveilles. Elle lui sourit malgré elle, tentant de ne pas avoir l'air trop grave, mais le sérieux de sa vox la trahie. « Que fais-tu là ? »
Revenir en haut Aller en bas
http://last-rps.forumactif.com
Ambre
Admin
avatar

Messages : 179
Date d'inscription : 16/10/2017

MessageSujet: Re: Envers et contre tous || Brehn   Mar 17 Oct - 23:09

Citation :
Le voilà qui s'était tu, lui qui n'avait de cesse de changer de sujet afin de masquer la réelle raison de sa présence ici, dans sa chambre : celle de la princesse. Nymeria était fatiguée, et bien qu'elle soit heureuse comme à son habitude de pouvoir passer du temps avec Brehn, la lune s'était levée depuis plusieurs heures déjà et ses paupières se faisaient lourdes, son torse était encore endoloris par son haut corseté et ses pieds qui avaient trop foulés le sol et dansés, refusaient de la tenir debout. Alors elle était assise, sur son grand lit à baldaquin dont les draps soyeux avaient été récemment changés. Une douce odeur huilé et fleuris monta à ses narines, peut-être venait-elle de la salle des bains qui n'était pas si loin, ou bien de ses draps. Aucun encens ne semblaient être allumés dans sa chambre, cette option là n'était donc pas la bonne.

Nymeria tentait de cacher son agacement, elle tentait également de poser son attention sur quelque chose afin de ne pas s'endormir au moment présent. Si Brehn était là, il devait avoir une raison, même si celle-ci lui échappait encore. Il resta silencieux un moment, sur le balcon, à contempler les étoiles, ou bien contemplait-il autre chose, elle n'en savait rien. Voilà plusieurs minutes déjà qu'il lui tournait le dos, plusieurs minutes qu'il lui faisait perdre des moments de sommeil. Elle qui dormait si peu en ces jours si tristes. Elle n'avait eut vent du massacre du marché, seulement au dîné qui venait d'avoir lieu. Son estomac en était encore tout retourné. Mais elle devait tenir bon, laisser un sourire déchirer son visage princier alors que des enfants se faisaient assassinés dans les rues et qu'elle ne pouvait rien faire pour les protéger. Elle devait encaisser tout cela. Et Brehn se tenait là. Toujours dos à elle. Nymeria serra les poings. Qu'il parle ou qu'il s'en aille ! Voilà ce qu'elle pensait. Mais elle se ravisa de lui dire ainsi. Elle se rendait compte à cet instant, que cette colère qu'elle avait accumulé au dîner, elle était en train de la passer, mentalement – certes- , sur son ami qui n'en avait rien demandé. Mais que faisait-il, bon sang ?

Sa tête fut basse un instant, avant qu'il ne la relève et daigne enfin la regarder. Son regard était intense, différent. Inquiet. Nymeria haussa un sourcil, cette expression, elle ne se l'était encore jamais figurée sur le visage de son ami. Qu'allait-il lui dire ? Elle n'en pouvait plus t'attendre. Si cela était un jeu, il ne l'amusait pas. Mais le sérieux dans ses yeux... ce sérieux là, il n'était pas dû à un jeu. Il avait quelque chose d'important à dire. Le cœur de la princesse se serra. Séléné allait-elle bien ?! « Ecoutes Nymeria, cela fait maintenant bien des années que j'essaye de cerner notre étrange relation. Je ne sais pas si c'est le cas depuis toujours, mais à présent, pour moi, c'est clair, tout va bien au delà de l'amitié ou même de la fraternité. » La princesse fronça les sourcils tandis que Brehn reprenait sa respiration. Ce discours, elle l'avait déjà entendu, quelques jours avant. Kaan lui avait dit quelque chose de semblable. Qu'avaient-ils tous à penser qu'elle ne savait pas quelle était la nature des relations qu'elle entretenait ? Son agacement était palpable. Mentalement du moins. Elle tenta de garder son calme, d'écouter ce que Brehn avait à dire. Mais ce genre d'introduction ne lui disait rien de bon.... « Tu sais, nous sommes seulement des humains que les Dieux ont façonnés pour aimer... Là est notre plus grande gloire, ou notre plus grande tragédie... Moi, je veux que l'amour soit ma plus grande gloire, que t'aimer et être aimé soit mon plus grand honneur. » Le cœur de Nymeria manqua un rebond. « Oui Nymeria, tu l'as compris. Cela fait bien trop longtemps que je me suis caché, mais je t'aime. » Puis un second.

L'esprit de la princesse semblait s'être évadé, absent face à la beauté et gravité de ce qui se passait à l'instant même dans sa chambre. Brehn venait-il de lui faire des avances ? Elle semblait avoir entendu le message, mais celui-ci se trouvait devant la porte de son esprit, on lui refusait l'entrée. L'amour. L'amour était quelque chose qu'elle s'était depuis toujours interdit. Se questionner à propos de telle ou telle personne... Tel ou tel sentiment, cela lui faisait trop mal. Elle avait mal au cœur. Parce que ce cœur, son cœur, il ne lui appartenait pas. Si elle s'autorisait la moindre émotion au delà de l'amitié, elle en souffrirait. Et la personne à qui cet amour serait destiné en souffrirait. Pourtant, alors qu'elle avait toujours barré cette route, qu'elle avait fermé cette porte, alors que celle-ci était bien gardée, barricadé, cadenassée... les mots de Brehn se trouvèrent une place dans son esprit. Et elle comprit. Nymeria l'avait toujours aimé. Cela lui apparaissait aujourd'hui comme une évidence. Une terrible évidence. Elle avait peur. Peur de laisser cette porte s'ouvrir parce qu'elle savait sans réellement le savoir, ce qui se trouvait derrière. Mais Brehn avait enfoncé cette porte, il avait prit le plus grand bélier qu'il avait pu trouvé et s'était pointé, au milieu de la nuit, pour détruire cette porte si bien gardée.

Voilà qu'il s'approchait de nouveau. Brehn se dressait devant elle, baissa la tête, la saluant d'une révérence. Que faisait-il ? Nymeria était sonnée, incapable d'exprimer la moindre idée, incapable de faire le moindre geste. Il prit délicatement sa main droite et vint enfiler, tout en délicatesse, une magnifique bague sur son annulaire. Cette bague était fine et délicate. La princesse la dévisagea sans vraiment comprendre ce qu'elle faisait à présent à son doigt. L'argent et le saphir se mêlait à merveille, deux pierres de saphir, aussi petites soient-elle, ornaient une arabesque d'argent qui habillait discrètement son doigt. « Cette bague me représente, je me donne corps et âme à toi. » Interloquée, la princesse releva brusquement les yeux, détachant son regard de ce bijou si merveilleux. Elle tomba sur la jumelle de cette bague, une chevalière assortie, créé spécialement pour le doigt de Brehn. Etait-il en train de lui demander sa main ? « Cette chevalière, c'est toi... » sa voix se faisait de moins en moins assurée. Ressentait-il l'angoisse, l'émotion, le bonheur, la terreur, la colère et tous les autres sentiments qui se battaient actuellement dans l'esprit de sa princesse. « Maintenant tu as le choix. »

Heureusement que Nymeria était assise, parce qu'elle serait sans aucun doute tombée à la renverse. Elle se rendit alors compte que Brehn s'était agenouillé. Il la regardait avec des yeux qui semblaient craindre les prochains mots qui s'échapperaient de la bouche de Nymeria. Il lui tendait toujours la chevalière. Yeux écarquillés, elle prit celle-ci, sans aucune délissasse. « L'amour que je te porte est impérissable, je ne saurai m'en défaire et je choisirai l'exil pour ne plus jamais être tenté, que tu n'ais aucune crainte de me revoir, je ne voudrais pas que ma présence t'importune. » Il parlait trop. Beaucoup trop. La panique montait en elle. Elle ne savait pas quoi faire. Tais-toi sombre idiot ! Avait-elle envie de lui dire, mais ce n'était pas ainsi qu'une dame de son rang répondait à de si beaux arguments. Avait-elle envie de l'exiler pour lui avoir révéler son amour ? Non. Lui en voulait-elle pour avoir défoncé cette porte qu'elle tentait tant bien que mal de garder fermer ? Oui. « Tout cela est murement réfléchis, en aucun cas il ne du caprice et sache que je ne t'en voudrais en aucun cas si tu choisis pour moi l'amour tragique... »

La princesse se leva d'un bond. Gardant la chevalière dans sa paume fermée. Elle laissa un regard noir à Brehn. Noir et emprunt d'un amour qu'elle tentait de contrôler depuis tant de temps. Elle se mit à faire les 100 pas sans rien dire. Les yeux un coup sur la chevalière, un coup dans les étoiles, un autre sur Brehn. Le premiers mots qu'elle finit par lui adresser furent les suivants : « N'ose même pas passer la porte de ma chambre avant que je ne prenne une décision. »

Revenir en haut Aller en bas
http://last-rps.forumactif.com
Ambre
Admin
avatar

Messages : 179
Date d'inscription : 16/10/2017

MessageSujet: Re: Envers et contre tous || Brehn   Mar 17 Oct - 23:09

Citation :
Nymeria serra ses bras fins et blancs autour de ses épaules, oubliant presque que, dans le creux de sa paume, se trouvait la chevalière de Brehn. Elle avait froid, elle se sentait seule. La princesse se trouvait face à une situation qui n'était pas à sa porté. La décision finale ne lui revenait pas. Elle ne pouvait aller à l'encontre de son père. Jamais celui-ci ne la laisserait épouser Brehn, quand bien même elle ne demanderait. Lui, il était prêt à accepter l'exil si elle ne voulait pas de lui. Mais comment Nymeria pourrait-elle renvoyer un homme tel que lui ? Lui qu'elle aimait, qu'elle avait toujours aimé. Il n'était pas prince, il n'était pas roi, il n'était rien, juste un noble qui demandait sa main. Leur union n'aurait aucun intérêt, hormis l'amour. L'amour qu'elle lui portait, l'amour qu'il lui portait. Mais l'amour ne faisait pas le poids face à la politique. Nymeria était vouée à un mariage d’intérêt. Elle n'aurait jamais la chance d'aimer et d'être aimé en retour dans son mariage. Elle s'y était faite. Elle avait fermé cette porte.

La tête lui tournait. Elle regarda le ciel un moment, implorant Glorë de l'aider à prendre une décision, implorant sa déesse de ne pas la laisser seule dans ce moment cruciale. Tout allait changer. Non pas pour le pays, non pas pour le palais. Tout allait changer à une échelle bien plus petite, à une échelle bien plus proche d'elle-même. La princesse se sentait si petite dans ces grands appartements, les ombres créées par les quelques chandelles allumées lui donnait des frissons. Ses émotions se battaient dans son esprit. La peur, l'angoisse, la tristesse, l'amour... Nymeria avait peur, peur de devoir exiler son ami, son amant. Comment pourrait-elle vivre sans lui ? Mais comment pouvait-elle vivre avec lui ? Rien n'était plus pareil. Les murs de sa chambre semblèrent grandir tandis qu'elle se sentait rapetisser. L'étau se resserrait autour d'elle. Elle regarda de nouveau la chevalière qui se trouvait entre ses doigts. Elle était belle, rayonnante. Elle semblait être la seule source de lumière dans ses appartements qui étaient devenus trop sombres et trop étroits pour elle.

Comment prendre une pareille décision ? Comment choisir entre son rang et l'amour ? Nymeria ne pouvait tout quitter pour Brehn. Elle manquait de courage, manquait de volonté. Le trône, diriger, c'est tout ce qu'elle avait toujours voulu. C'est ce à quoi elle avait été destinée. Une destinée qui avait été choisie sans son consentement. Mais cela lui était égal, elle s'était faite à cette idée. Mais à cet instant, la princesse n'était plus sûre de rien. Voulait-elle vraiment gouverner, voulait-elle vraiment laisser de côté cette magnifique expérience de la vie ? Elle se sentait comme une bête sauvage enfermée. Ses pas résonnaient doucement dans ses appartements. Elle jeta un rapide coup d'oeil à Brehn. Il était toujours là, debout, à côté de son lit à baldaquin. Il semblait si grand, si beau, si rayonnant. A l'image de cette chevalière qu'elle serra à présent contre son cœur. Etait-ce là, la voie qu'elle devait suivre ? Etait-ce lui, finalement, sa destinée ?

Nymeria senti une boule se former dans sa gorge, ses yeux devenaient humides. Elle ne voulait pas renoncer ! Elle ne voulait ni renoncer au trône, ni à son ami. Mais les deux ne pouvaient être ensemble. Il n'était personne. Il n'avait aucun intérêt aux yeux de son père. Pourtant, il semblait si grand à Nymeria. Brehn ferait un souverain admirable. Il saura diriger à ses côtés. Mais ce rêve était impossible. Il lui était impossible de demander cela. Elle ne pouvait décevoir son père, elle ne pouvait décevoir son cœur. Déchirée. Elle reprit la cadence de ses pas. La princesse prit un encens de sa main libre et l'alluma à l'aide de la flamme d'une chandelle. Une douce odeur boisée vint l'envahir. Elle laissa la fumer embaumer doucement ses appartements. Brehn semblait peu à peu disparaître dans la noirceur de cette pièce trop grande et trop étroite à la fois. Son cœur lui criait de le retenir. Elle ne devait pas le laisser disparaître dans cette noirceur. Qui serait-elle si elle le laissait sombrer ?

Elle posa l'encens et se précipita vers son ami, vers son amant. Elle lui prit les mains, celui-ci la fixait, sans vraiment comprendre. Lui aussi semblait perdu. Qu'avait-il fait ? Elle caressa les mains de Brehn, la chevalière était toujours dans le creux de ses doigts. Elle prit une grande inspiration et lui enfila au doigt, sans jamais quitter celle-ci des yeux. Glorë était-elle d'accord avec cette façon de faire ? La princesse en doutait. Mais il semblait rayonnant qu'elle ne voyait que lui dans ses sombres appartements. Quelques larmes s'étaient échouée sur ses joues rougies par l'émotion. Elle releva finalement les yeux vers Brehn. La princesse posa une main douce sur la joue de celui-ci et murmura ces quelques mots. « Je t'aime Brehn. » Elle posa son front contre celui du jeune homme. « J'ai toujours nié ce sentiment. Mais je t'aime. » Sa voix se brisa dans un sanglot. « Mais comment pouvons nous être ensemble ? Comment pourrais-je vivre avec toi, ou sans toi ? »

Elle s'éloigna doucement de lui et se rassit sur son lit. Invitant son ami à la rejoindre. La princesse tenait son propre visage entre ses mains, tentant de camoufler les larmes qui y coulait. « Je ne veux pas faire ce choix. Je ne sais pas comment faire... Nous ne pouvons être ensemble. Mon père refuserait. »


Revenir en haut Aller en bas
http://last-rps.forumactif.com
Ambre
Admin
avatar

Messages : 179
Date d'inscription : 16/10/2017

MessageSujet: Re: Envers et contre tous || Brehn   Mar 17 Oct - 23:09

Citation :
Attirée par la lumière que semblait dégager Brehn dans la pénombre, Nymeria était proche de lui, très proche de lui. Elle n'avait pas conscience de ce qu'elle faisait, après une déclaration ponctuée de larmes, elle avait posé son front contre celui du jeune homme. Cette proximité était apaisante, l'odeur qui émanait de Brehn lui rappelait celle des vallées enneigées, il était frais, doux, telle la caresse d'une plume. Son esprit fut calmé un instant, mais son cœur manqua plusieurs battement quand les lèvres de Brehn vinrent se poser sur celles de la chaste princesse. Son premier baiser. D'abord apeurée, elle eut une soudaine envie de le repousser, comme si la réalité venait de nouveau de la frapper, mais cela ne dura qu'un instant. L'instant suivant, elle se laissa emportée par cette vague de douceur qui déferlait en flot continu en elle. Elle se sentait à sa place, dans une rivière ou une cascade d'eau douce, le ciel étoilés était témoin de leur passion, Glore semblait les contempler, le sourire aux lèvres.

Puis elle sortit de sa stupeur, Nymeria était de retour dans ses appartements enfumées qui sentaient le bois. Brehn était face à elle, beau comme un ange, elle n'avait pas envie de s'éloigner de lui. Elle aurait voulu rester dans ce monde merveilleux qu'il venait de lui faire entrevoir, elle le voulait pour toujours. Adieu le trône, adieu Vainui. Elle avait décidé de rester là, jusqu'à ce que mort s'en suive pour cause d’asphyxie. Jamais elle ne s'était laissée aller de la sorte, jamais elle n'avait ainsi lâcher prise. Elle se sentait femme, belle et furieusement amoureuse. Mais alors qu'elle croyait que l'aura de Brehn l'avait apaisée, elle se retrouvait toujours larmoyante, face à son amour impossible. Cette réalité lui serra de nouveau la gorge. Elle venait d'avoir un aperçu de ce qu'aurait pu être son idylle, sa vie. Mais elle ne pouvait y rester.

La princesse était déchirée, elle aurait tant voulu être maîtresse de son destin, à cet instant, elle aurait tant voulu que tout soit plus simple. Si seulement elle n'avait pas été princesse. Si elle était née chez le bas peuple, peut-être aurait-elle eut la chance d’accéder à ce bonheur. Ses larmes redoublèrent, elle avait honte d'ainsi pleurer. Mais trop d'émotion se battaient en elle, Nymeria ne savait plus où donner de la tête. Écouter son cœur ou sa raison ?

«Qu'importent les déchirures qui nous attendent, qu'importent les obstacles qui se dresseront devant nous, notre amour vaincra. Il n'y a rien de plus fort. Pas même ton père ne sera capable de nous arrêter. » Elle n'en était pas si sûre, l'aval d'Andar était plus que nécessaire pour concrétiser une union, surtout la leur. Mais jamais il n'accepterait que sa fille bien aimée épouse un Shöva, la famille de Brehn avait causé du tord à la couronne et le roi ne pouvait l'oublier. Sans doute pensait-il que le jeune homme s'était servit d'elle pour conquérir le trône, comme ses prédécesseurs. Mais Nymeria savait qu'il ne s'agissait point de cela, elle connaissait Brehn, être souverain, cela ne l’intéressait pas. S'il avait prit le risque de lui déclarer ainsi ses sentiments, c'est que ces derniers étaient sans aucun doute réels. Mais quand bien même ils seraient réels, cela changerait-il l'avis de son père, le roi ? Brehn prit la main de la princesse, celle où il avait précédemment enfilée une alliance en argent et saphir, et vint la poser contre son cœur. « Nymeria, fille d'Andar Drogon, Princesse de Vainui, ma bien-aimée, s'il te plaît, crois en nous.» Elle voulait y croire, plus que tout. Mais Nymeria avait tellement peur de la réaction de son père...

Elle retourna s’asseoir sur le bord de son lit à baldaquins, s'éloignant à contre cœur de Brehn. La princesse l'invita dans la foulée à l'y rejoindre. Elle tentait de cacher ses larmes à travers ses mains levées à son visage, mais ces dernières étaient de maigres boucliers. Elle sentait les mains douce de son amant lui caresser les cheveux, son cœur fut emplis une nouvelle fois d'une vague apaisante. Petit à petit, Nymeria réussit à calmer ses pleurs et à reprendre le contrôle de ses émotions. Elle ne quitta cependant pas sa position. Brehn lui intima de ne pas précipiter sa décision, il ne voulait pas lui mettre la pression. Il avait sans doute conscience de la difficulté de la situation pour elle. Choisir entre son père et Brehn. Choisir entre le trône et l'amour. Deux choix impossible, pourtant elle y était bel et bien confrontée. La désolation s’abattait sur elle, ne pouvait-elle pas s'endormir et se réveiller une fois que tout aurait été arrangé ? Cela semblait être au delà de ses forces, au delà de ses pouvoirs. Elle ne pouvait pas faire un tel choix.

« Je voulais te dire que j'ai besoin de toi à mes côtés, je ne survivrais pas à une décision en demi-teinte qui viserait à satisfaire les deux parties... Alors que ton père, lui, finira par comprendre si tu me choisis.» Nymeria releva la tête en direction de Brehn. Etait-il vraiment certain de cela ? Si Andar prenait une décision, il était bien difficile de lui en faire changer. Mais il semblait tant y croire. Serait-il prêt à affronter la fureur du Roi si jamais celui-ci venait à refuser cette offre ? Serait-il éxilé loin de Nymeria ? La princesse serra ses épaules avec ses propres mains. Elle semblait avoir à peine l'âge de parler, les mots lui manquait. Elle se sentait vidée, perdue, effrayée. Après un certain temps dans cette position à réfléchir, à peser le pour et le contre, elle se redressa doucement et prit les mains de Brehn dans les siennes, tentant un sourire sincère qui fut finalement ponctuer de tristesse. « Je parlerais à mon père. » sa voix trahissait sa non assurance. « Va-t-en maintenant. Je te ferais mander quand j'aurai pris une décision. Ou devrais-je dire.. quand le Roi aura prit une décision. »
Revenir en haut Aller en bas
http://last-rps.forumactif.com
Ambre
Admin
avatar

Messages : 179
Date d'inscription : 16/10/2017

MessageSujet: Re: Envers et contre tous || Brehn   Mar 17 Oct - 23:10

Citation :
« Très bien, la nuit porte conseil dit-on, alors j'imagine qu'il est préférable d'en profiter au maximum en se couchant dès maintenant. » Brehn vint déposer un doux baiser sur le front de la princesse, ce dernier touché la fit frissonné. Peut-être serait-il vraiment le dernier touché qu'ils auraient. Peut-être que son père demanderaiit l'exil de Brehn, voir de toute la famille Shöva. Séléné entre autre, pauvre elle qui n'avait rien demandé de tout cela. Le jeune homme avait prit un risque énorme en venant ainsi dévoiler ses sentiments à la princesse, sentiments qu'ils ne pouvaient sciemment pas afficher au grand jour. Qu’adviendrait-il d'eux si Andar refusait leur union ? Sans doute que la princesse plongerait dans un gouffre sans fond, cherchant la lumière là où il n'y aurait que ténèbres. Par un étrange stratagème, Brehn avait éveillé en elle des sentiments et des sensations qu'elle n'aurait jamais soupçonnée. Il venait de chambouler tout ce qu'elle s'était forcée d’assimiler pendant des années : la couronne avant tout, le peuple avant tout, le roi avant toi, la reine avant tout. Même si le peuple vénérait la royauté, en avaient-ils vraiment cure de leur bonheur ?

Nymeria s'était résolue à ne pas aimer et ne pas être aimée en retour. Kaan en avait malheureusement fait les frais. Leur relation était bien différente, moins puissante, mais plus spontanée. Un coup de cœur entre deux âme qui venaient de se rencontrer, deux âmes qui ne pouvaient être ensemble, qu'importe comment. En disant au revoir au jeune homme, elle avait eut l'impression d'y laisser un bout d'elle. Nymeria avait tenté de ne rien laisser paraître, tenté de n'être qu'une princesse snobe, consciente de sa position et de l'absurdité des désirs d'un jeune homme. Mais cela n'était pas elle : le cœur de Nymeria s'était brisé en plein d'éclat de glace alors qu'elle traversait les jardins de Dahud pour retourner à ses appartements. Kaan laissera sans doute toujours une marque sur son âme, mais elle vivrait avec. Si Brehn venait à disparaître, elle doute de pouvoir y parvenir. Depuis l'enfance, elle était avec lui. Leur relation s'était étoffée avec les années, devenant toujours plus puissante, plus passionnée. Mais la princesse n'en avait pas conscience.

Jamais, en passant la porte de sa chambre, quelques heures auparavant, elle n'aurait pensé en sortir si chamboulée. Brehn l'attendait sur le balcon, tentait de cacher ses propos un peu plus longtemps, attendait de trouver l'assurance de déclarer ses sentiments. Et il en fallait du courage pour cela. Nymeria le respectait beaucoup. Il avait sans doute peser le pour et le contre avant de faire irruption ainsi, il avait tout réfléchi. Brehn était prêt à être éxilé de Vainui, condamné à ne vivre qu'à Dahud, à perdre son nom, son rang et ses fonctions. Il était prêt à risquer la déchéance de sa maison rien que pour pouvoir avouer ses émotions à Nymeria. Finalement, n'était-elle pas là, la plus belle preuve d'amour qu'il lui avait faite ?

Mais la princesse s'en voulait. Elle s'en voulait d'une part de ne pas pouvoir répondre positivement à ces sentiments réciproques, d'autre part de n'être pas maîtresse de son avenir. Si le Roi ne donnait pas son aval, leur idylle était perdu. Ce paradis rien qu'à eux, créé pour eux, par eux... ne serait plus. Nymeria refusait d'y renoncer, elle qui s'était habituée à renoncer à tout, ce soir là, elle n'arrivait pas à renoncer à cela. L'amour. Elle ne pensait pas qu'un jour ce sentiment, si peu connu, lui ferait tant de mal. Brehn quitta ses appartements, il passa sa tête au travers de la porte, lui susurrant qu'elle savait où le trouver et quitta les lieux.

Une brise glaciale vint habitée les appartements de Nymeria. La princesse vérifia à deux fois que la porte soit bien fermée. Elle quitta son déshabillé de soie pour enfiler une chemise de nuit. Celle-ci flottait tandis qu'elle s'approcha à pas de loup de son balcon. La lune était belle, ronde comme un fruit mûr. Elle posa ses deux mains sur le marbre glacé qui l'empêchait de tomber dans les jardins du palais. La lumière lunaire vint se réfléchir sur l'anneau qu'elle portait au doigt. Il était si léger qu'elle avait déjà oublié sa présence. Nymeria portait peu de bijoux, mais celui-ci, elle refuserait de le quitter, peu importe les avis. Cette bague faite d'arabesque d'argent avec deux pierres de saphirs semblaient rayonner plus fort encore que la lune elle-même.

Elle soupira, passa une main lasse dans ses cheveux. Il se faisait tard. Elle était fatiguée. Mais les émotions qui s'étaient combattues en elle la tenaient sur les nerfs. Elle ne trouverait sans doute pas le sommeil avant plusieurs heures encore. De nouveau, ce sentiment de confinement la reprenait. Elle se sentait trop à l'étroit dans ses appartements, trop à l'étroit dans ce château de glace. Elle voulait voir le monde, voir autre chose. Les autres régions lui étaient interdites, mais Vainui regorgeait de merveilles et si elle devait prendre le trône, elle voulait avant tout voir ces beautés. La jeune fille fit demi-tour, fermant doucement la cloison qui séparait son balcon de ses appartements. Elle tira lentement le rideau en laine noir qui vint lourdement se rabattre. La brise ne pouvait plus entrer. Nymeria souffla unes à unes les chandelles les plus éloignées de son lit avant d'emmener la dernière tout prêt de celui-ci. Elle s'installa confortablement dans ses draps de soie qui sentaient l'huile fleurie. La princesse souffla la dernière bougie et laissa la pénombre l'emporter loin de cette réalité qui l'effrayait.
Revenir en haut Aller en bas
http://last-rps.forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Envers et contre tous || Brehn   

Revenir en haut Aller en bas
 
Envers et contre tous || Brehn
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nos derniers rps. ♥  :: Toutes les histoires ont une fin. :: Sujets terminés-
Sauter vers: